19.10.2008

La crise expliquée aux pigeons

 

Merci Groland !

18.10.2008

Hollywood says : please don't vote !

"In the current U.S. election, celebrities such as Leonardo DiCaprio, Halle Berry, Jennifer Aniston and Ellen DeGeneres took part in a public service announcement aimed at getting young people to vote using reverse psychology. The video entitled “Hollywood Declares Themselves” has garnered nearly half a million hits on YouTube and features dozens of celebrities pleading viewers to not vote. The video features celebrities such as Superbad star, Jonah Hill, saying sarcastically, “Who cares?! The economy’s in the toilet, who gives a shit?! I don’t care, I’ve got so much money.”

Intéressante video faite à Hollywood pour appeler les jeunes à voter.  Au moment où les américains s'apprêtent à choisir EUX le bon candidat (enfin on l'espère) (cross your fingers).

 

17.10.2008

Jusqu'où iront ils ?

ecureuil-fou_~SNS054.jpgTu es tranquillement en train de bosser plus pour gagner moins quand tout à coup tu apprends CA !

600 millions : une boulette parait il !

C'est la période de la chasse en ce moment, ils feraient mieux de faire gaffe à leurs fesses les Ecureuils.

Non sérieux, vous n'avez pas l'impression que le monde tourne de moins en moins rond en ce moment ?

16.10.2008

La police victime d'un canular sur le fichier Edvige

C'est une blague qui n'a pas trop fait rire la police. Des habitants des 1er, 4e et 6e arrondissements de Lyon ont reçu ce mercredi matin un étrange courrier à en-tête du ministère de l'Intérieur, émanant de la direction régionale des Renseignements généraux.
Il invitait les destinataires à se faire recenser au commissariat du 1er «dans le cadre de la mise en place du fichier EDVIRSP, anciennement Edvige» pour y déclarer entre autres leurs «origines ethniques et opinions politiques». La lettre demandait aux habitants de se présenter dans un délais d’une semaine ou de téléphoner au commissariat.

Après de nombreux appels reçus au standard, la préfecture du Rhône a tenu à «démentir formellement l'existence et l'envoi d'un tel courrier», distribué à la veille d'une manifestation nationale contre le fichage. Sur instruction du parquet de Lyon, les services de police ont ouvert une enquête pour «déterminer l'origine de ce faux et confondre ses auteurs».

 

Source 20 Minutes Lyon, Frédéric Crouzet

 

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13.10.2008

Revenons à nos moutons

collage.jpg

Quelques photos prises hier pendant la lecture de Colza et le souvenir des visages des enfants qui n'ont pas tout compris mais ont eu l'air d'aimer. Qui a dit que les enfants n'appréciaient pas le théâtre ?

Nous avons eu de la chance, il a fait un temps superbe. La fête du livre, un peu improvisée, s'est passée simplement, sans stress, (et pourtant on avait perdu les clefs du local)  avec de grands sourires et des discussions entre les habitants, les bouquinistes, les intervenants et les auteurs. On a amorcé la pompe et avons fait plein de projets pour l'an prochain.

J'ai quelques courbatures dans les bras et mon cou est un peu bloqué depuis vendredi dernier. Je soigne à coup de décontractant musculaire et d'anti inflammatoire. Un petit tour chez l'ostéopathe sera le bienvenu si je trouve un petit créneau dans la semaine. Pendant une journée, tout au plaisir du partage, j'ai oublié la crise, l'hyper Président et Christine Lagarde qui nous parlait de chair et de muscles, pourquoi au fait ?

Il y a quelques mois, j'avais écrit ici tout le bien que je pensais d'Ute Lemper. J'ai découvert cette pépite hier soir, je vous invite à la regarder et l'écouter : plaisir des yeux et des oreilles mélangés. Pour le plaisir des papilles, j'ai dégusté des patisseries provenant du patissier -chocolatier Rolancy (meilleur ouvrier de France) et oubliées par Juillev samedi soir. Je le conseille aux gourmand(e)s de passage dans l'arrondissement.

Bon début de semaine.

12.10.2008

Lisons, lisons il en sortira toujours quelque chose

lireenfetelight.jpgGrand, Petit et leur mère vivent dans une maison aux volets entrebâillés. Grand n’est pas un enfant comme les autres : il peut observer des heures durant le jaune d’un champ de colza ou aller danser, nu, dans un bassin d’eau de pluie. Petit va à l’école, mais brûle de retrouver son grand frère, pendant que la mère, seule, tente de vivre en protégeant ses deux enfants. Grand inquiète Petit par ses désirs de voyage. Et à raison ! « Le car claquera ses portes plates et il m’emportera comme tous les autres le long de ses phares pour apprendre les choses », annonce en effet Grand... « Colza » raconte peu : quelques instants de la vie de deux enfants au printemps, à l’heure où explose la campagne. Et en cela, « Colza » révèle combien les sens en alerte peuvent nourrir une vie tout entière.
Les trois personnages évoluent entre trois murs nus, baignés d’une lumière chaude, seule indication du temps qui passe depuis le matin jusqu’aux heures bleues de la nuit. Il y a là quelques chants d’oiseaux, le bruit d’un train qui passe et le silence. Autant de sensations suggérées avec une grande délicatesse pour cette ode à l’innocence portée par Grand qui décrit le monde comme il le voit, comme il peut être.

Texte de KARIN SERRES - mise en scène : Sylvie Mongin-Algan pour le Nouveau Théatre du 8ème.

Une lecture de ce texte sera donnée demain à 16 heures sous le kiosque de la place Ambroise Courtois à Lyon 8ème. Elle fera suite à une journée commencée dès 10 heures par une bourses au livres de jeunesse accompagnant les bouquinistes qui viennent ici tous les 3ème dimanche de chaque mois. A 14 heures, une animation lecture toujours sous le kiosque organisée par la MJC Monplaisir et la librairie Mise en Pages. Nous invitons tous ceux qui veulent venir lire une page de leur livre préféré pour le plaisir du pargage. J'ai quant à moi préparé quelques extraits d'oeuvres de Prix Nobel de Littérature français. Il y aura aussi quelques auteurs qui viendront nous présenter leurs oeuvres. Le tout avec l'aide du Comité des Fêtes de Monplaisir.

Ma première animation en tant qu'élue. Organisée un peu à l'arrache début septembre mais avec l'espoir l'an prochain d'en faire un évènement beaucoup plus important. Si vous passez par là, n'hésitez pas à venir me faire signe;

Bon dimanche à tous sous le signe de la lecture.

 

 

La lectrice Michel Deville

11.10.2008

Soutenons Fansolo

..Sarko1.jpgNote carrément piquée à Marc Vasseur mais c'est pour la bonne cause.

"Je vous avais raconté l'histoire de ce blogueur il y a peu... poursuivi, il a été condamné...

Au delà de son cas, c'est à mon sens un signal en direction de la blogosphère non pas de la droite en particulier mais de la classe politique en général...

Aussi, je me pose la question si il n'est pas temps de se constituer en association 1901 pour parer à ce genre de délires et ces dénis de citoyenneté.

L'objet serait d'une part de faire savoir que les citoyens blogueurs n'ont pas l'intention de se laisser faire, d'aider financièrement le cas échéant ou d'aider à rassembler les sommes nécessaires et dans la mesure du possible de mettre en lien pour une assistance juridique.

C'est un appel, une idée que je lance à l'ensemble de la blogosphère.

Fansolo, le "blogueur lamentable", a été condamné "au civil" pour son blog "Les amis de Serge Grouard", à verser 1 euro à Serge Grouard, et 1 euro au maire d'Orléans.

Mais c'est en fait plus de 11400 euros qu'il doit payer à divers titres, dont voici le détail :

- 3911,38 euros au titre des frais qu'a engagés Serge Grouard

- 3500 euros au titre de l'article 700 du code de Procédure civile

- 4000 euros (maximum) pour la publication du jugement dans deux journaux

 

Plus de 300 personnes ont dit leur soutien à Fansolo en signant la pétition. Je demande maintenant à tous ceux qui en ont la possibilité de montrer leur soutien en versant ce qu'ils peuvent pour aider au paiement de ces 11400 euros.

Vous pouvez adresser votre chèque à l'association qui héberge un compte ouvert spécialement pour l'occasion :

La Lettre d'Arthur - Solidarité
6 boulevard de Québec
45000 ORLEANS

Le chèque est à faire à l'ordre de "La Lettre d'Arthur - Solidarité".

Pour des raisons évidentes de transparence, trois personnes différentes sont chargées de la surveillance et de la gestion des dons : la nouvelle blogueuse Polyborus Plancus, le célèbre blogueur Miguel de Côté Boulevard, et moi-même, comme membre du bureau de l'association "La Lettre d'Arthur".

Un point sera publié régulièrement, et chaque donateur recevra un bilan complet de l'opération.

Dans les jours qui viennent, des outils "web" vous permettront de relayer cet appel à la solidarité... mais n'attendez pas pour envoyer votre chèque !"

 

10.10.2008

Acclamons Martti Ahtisaari

20070125.FIG000000207_30790_1.jpgNé en Finlande le 23 juin 1937 à Viipuri (Viborg), ville annexée par l'URSS en 1944, d’un père officier, norvégien naturalisé finlandais, Martti Ahtisaari étudie à l'université d'Oulu.
Il est diplômé, en 1959, de l'école de formation des instituteurs et il intègre un projet pédagogique au Pakistan par le biais de l'Agence suédoise pour le développement international. De retour en Finlande, il rejoint en 1965 le ministère des Affaires étrangères, au sein du Département de la coopération internationale et du développement et devient par la suite directeur adjoint de ce département.
Nommé ambassadeur de Finlande dans plusieurs pays d’Afrique, il développe un vaste réseau de contacts locaux. Après avoir fait partie du Sénat de l'Institut pour la Namibie de 1975 à 1976, il devient commissaire des Nations Unies dans ce pays de 1977 à 1981, puis représentant spécial de l'Organisation des Nations Unies (ONU), jusqu'en 1984.
En 1991, il est promu secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères finlandais, sa plus haute position dans l'administration finlandaise. De 1992 à 1993, il préside en Bosnie-Herzégovine le groupe de travail de la Conférence internationale sur l'ex-Yougoslavie. Il est désigné en 1993 représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en ex-Yougoslavie.
Martti Ahtisaari succède à Mauno Koivisto à la présidence de la République de Finlande, de 1994 à 2000, lors de la première élection au suffrage universel direct à cette fonction.
Son action politique s’affirme, en particulier en ce qui concerne les enjeux liés à l'appartenance à l'Union européenne (UE). En mars 1992, la Finlande présente sa candidature officielle à l’entrée dans l’UE. Cette candidature est approuvée par référendum par 57% de suffrages favorables, en octobre 1994. La Finlande devient membre en janvier 1995.
Grâce à ses bons résultats -son déficit public ne dépasse pas alors 1,3% du PIB-, elle fait partie des onze pays européens sélectionnés en mai 1998 pour intégrer l’Union économique et monétaire (UEM), le 1er janvier 1999. En 1998, la Finlande ratifie le Traité d’Amsterdam et exerce pour la première fois de son histoire la présidence du Conseil des ministres de l'UE du 1er juillet 1999 au 31 décembre 1999. 
Par ailleurs, le président Martti Ahtisaari est désigné comme représentant de l’Union européenne dans le conflit du Kosovo.  
En arrière-plan de ses missions diplomatiques, Martti Ahtisaari développe une conception politique qui considère que l’organisation de l’économie et l’organisation du pouvoir sont liés l’un à l’autre.
Selon lui, il ne peut y avoir de démocratie réelle sans efficacité économique. C’est ainsi qu’il affirme, en 2004, à Vienne, devant le conseil permanent de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) : "Il est notoirement reconnu que démocratie et économie de marché avancent main dans la main. Alors que les démocraties libérales comptent pour 45% de la population mondiale, ces mêmes nations produisent également 89% des richesses du globe".

Source Toute l'Europe

Applaudissons Le Clezio

 

jmg_le_clezio01.jpgL’écrivain niçois J.M.G Le Clézio a obtenu hier la distinction littéraire suprême. A l’âge de 68 ans, cet auteur déjà considéré comme un classique est salué pour son oeuvre à la fois poétique et humaniste.

Extrait :

J'aime la plus belle des lumières, chaude, jaune, celle qui apparaît quelquefois l'après-midi sur le mur d'une chambre face au sud. C'est en elle que je voudrais habiter, pendant des jours, des mois, des années. Souple, tiède, vivante, douce, jaune comme la paille, jaune comme la flamme des allumettes, elle entre par la fenêtre ouverte sans que je sache d'où elle vient, de quels sables, de quels champs de maïs ou de blé mur. Elle entre, pareille à une chevelure de femme, elle se met à bouger entre les murs de la chambre, d'un mouvement continu qui emplit de bonheur, d'un seul long mouvement qui se déploie et rebondit sans cesse, la belle lumière chaude, la lumière d'été. Je la sens venir, elle m'enveloppe comme l'air, mais sans rien qui trouble ou attouche, elle regarde chaque parcelle de ma peau, elle me baigne et m'éclaire. Aucune lumière ne sait faire cela comme elle. Elle, elle est venue de tous les points de l'espace, poudre des soleils et des étoiles, parfum des astres. Lumière du tabac et des genêts, lumière du cuir, lumière de la bière, lumière des fleurs, lumière de la peau blonde et claire, elle supporte tout cela avec elle, comme une rivière qui coulerait sur elle-même. On n'entend pas son bruit. C'est à l'intérieur des oreilles qu'elle murmure son chant, c'est à l'intérieur du ventre qu'elle fait tourner sa ronde. Lumière de la paix, et il n'y aura jamais d'autre paix, jamais de bonheur plus grand dans le monde. Les guerres, les crimes, les mensonges, la faim, la soif, la souffrance, tout cela s'efface quand cette lumière emplit l'espace. C'est elle que les hommes veulent voir.


J.M.G. Le Clézio, L'Inconnu sur la terre, 1978- Prix Nobel de Litterature 2008

 

 

Soutenons M.

M. nous raconte ses démélés avec un patron pour le moins indélicat.

Ca se passe ICI et LA.

Si vous pouviez faire buzzer pour elle ça serait sympa.

 

09.10.2008

La crise vue par Sarkozy

Louis_XIV.jpgAvec la crise, Sarkozy lorgne vers les plein pouvoirs !

A la guerre comme à la guerre ! La crise financière fait tomber tous les tabous. Le président en profite pour court-circuiter les autres acteurs plus que jamais. Et pour s'affranchir des règles qui le gênent.

C'est un article de la Constitution que les chefs de l'Etat n'utilisent pas. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy s'en inspire pour justifier les libertés qu'il prend avec la règle. L'article 16 permet au président de la République, face à des événements exceptionnels, de décider des "mesures exigées par ces circonstances".

S'il n'envisage évidemment pas d'appliquer ce dispositif à la lettre, le chef de l'Etat n'est pas loin de son esprit, lui qui lançait, le lendemain de son discours de Toulon: "Maintenant, c'est la crise!" Les tempêtes révèlent les tempéraments, et celle-ci confirme celui de Sarkozy: "L'eau calme des lacs, ce n'est pas pour lui", dit son ami et ministre Brice Hortefeux.

Les pleins pouvoirs? Nicolas Sarkozy a expliqué à un élu qu'il réfléchissait à un "gouvernement d'union". Le 2 octobre, sur Canal+, Henri Guaino, son conseiller spécial, indiquait que l'heure n'était pas au "débat sur chaque décision". On croyait le rôle du Parlement revalorisé par la récente réforme institutionnelle. Mais le moment n'est pas venu de tergiverser. "François Mitterrand a voulu se faire élire pour jouir, Jacques Chirac, pour dormir; moi, je veux agir", confiait récemment le président.

Et agir seul. Que Nicolas Sarkozy soit seul maître à bord n'a pas échappé aux banquiers et assureurs, reçus le 30 septembre à l'Elysée. Ce jour-là, ni François Fillon ni Christine Lagarde n'ouvrent la bouche. Le chef de l'Etat parle longuement. Il se montre d'abord martial, face à ces responsables qui, dit-il, "ont fait les grandes écoles et sont tous à bac + 24 [sic]": "Ça fait des années que vous jouez, que vous avez acheté n'importe quoi aux Etats-Unis, que vous vous êtes excités dans les salles de marché et, aujourd'hui que ça va mal, on va chercher l'Etat!"

Puis, interrogatif : "Pensez-vous que nous puissions convoquer le président de la Banque centrale européenne? Et pour Dexia, ai-je bien fait de mettre de l'argent public? Dites-moi si j'ai mal fait, j'ai peur de créer la panique.

C'est bien le risque. Si la situation est "exceptionnelle", les Français n'ont-ils pas raison de s'inquiéter? Ne doivent-ils pas redouter une récession que l'exécutif s'acharne à nier? Peuvent-ils comprendre que les milliards pleuvent sur les secteurs en difficulté alors que l'Elysée, par la voix de Claude Guéant, son secrétaire général, réaffirme que les dépenses publiques continueront d'être tenues? Ce double discours de l'exécutif est à l'image de son chef: face, il y a le Sarkozy rebelle qui se moque des règles ; pile, le bon élève, réaliste, qui rêve de devenir le modèle de l'Union européenne. Guaino incarne le premier et Guéant, le second.

Quand le président nationalise, légifère et dépense, il ne se renie donc pas: il fait parler un autre lui-même. En quelques jours, le noir est devenu blanc. Et vice versa! L'exécutif a repéré les trois secteurs les plus fragiles - les banques (leurs responsables étaient de nouveau réunis à l'Elysée, le 6 octobre) mais aussi le logement et les PME.

Les premières seront sauvées, quoi qu'il arrive. Ainsi, dans la nuit du 29 au 30 septembre, l'Etat a participé au plan de sauvetage de l'établissement franco-belge Dexia (à hauteur de 1 milliard d'euros), la Caisse des dépôts, déjà actionnaire de Dexia, assumant 2 milliards. Quelque 30 000 logements à construire seront achetés à leurs promoteurs, notamment par une filiale de la Caisse des dépôts. Les règles d'utilisation des sommes collectées sur le livret de développement durable et le livret d'épargne populaire seront assouplies pour qu'une partie d'entre elles soit prêtée aux PME par les banques, au lieu d'être centralisées à la Caisse.

La Caisse des dépôts va-t-elle devenir cette banque nationale d'investissement que les socialistes voulaient créer en 1981? Dans son interview aux Echos, le 1er octobre, François Fillon a, pour la première fois, évoqué une éventuelle prise de participation dans le capital de La Poste. Jusqu'où iront ces sollicitations, l'établissement ne disposant évidemment pas de fonds illimités?

La série de crises ? Une aubaine !

Nicolas Sarkozy s'est aussi affranchi des règles de rigueur budgétaire. Le 4 octobre, les quatre dirigeants européens membres du G8, réunis à Paris pour un minisommet, ont reconnu que les circonstances permettaient une lecture assouplie du pacte de stabilité (qui sanctionne le dérapage des finances publiques au-delà des 3 % du PIB), même si le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ou celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, font une interprétation restrictive de cette possibilité.

Nicolas Sarkozy n'aura donc pas totalement réussi à persuader ses partenaires que le fameux article 16 devait s'appliquer à toute l'Europe. Ainsi, la création d'un fonds européen de secours aux banques a été rejetée par Angela Merkel, la chancelière allemande. La réforme des règles du capitalisme est renvoyée, elle, à un sommet mondial qui devrait se dérouler en novembre. Nicolas Sarkozy a téléphoné à George Bush: pour achever de le convaincre du bien-fondé de cette réunion, il a proposé qu'elle ait lieu aux Etats-Unis.

Ces événements auront transformé la présidence française de l'Union européenne. "Elle aurait pu se limiter à un rôle d'arbitre, comme c'est souvent le cas, là elle est active", se réjouit Brice Hortefeux. Comme si la série de crises (la Géorgie puis la tempête financière) était une aubaine pour le président ! "De fait, cela a modifié le regard de nos partenaires sur lui", assure le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Cela s'appelle profiter des "circonstances exceptionnelles".

Source : l'Express

 

 

La crise vue du PS.

21-03-2008_crise_economique_prehistorique.jpgDelanoë en appelle à la régulation européenne

«Dans cette crise du capitalisme, c'est le moment d'être européen. (…) Cette crise nous rappelle la pertinence du socialisme», a lancé Bertrand Delanoë mardi soir à Paris, lors de l'assemblée générale de présentation des motions, avant de citer comme références «François Mitterrand et Jacques Delors (qui) ont permis un minimum de régulation» dans l'Union européenne. Dimanche, le maire de Paris avait estimé que le minisommet européen de samedi aurait dû intervenir «plus tôt» et associer les autres pays européens. Mais «il y a eu au moins deux choses positives» lors de ce sommet, a-t-il ajouté : «Une expression commune pour garantir le crédit en Europe et les dépôts des épargnants» ainsi que les 31,5 milliards d'euros que la Banque européenne d'investissement destine aux PME, même si «c'est insuffisant». «Ce n'est pas génial, mais c'est déjà cela.»

 



 

Royal pour la suppression des paradis fiscaux

«Ça ne sert à rien de sauver des banques si c'est pour se retrouver avec le même système dans un an.» Pour Ségolène Royal, la crise doit déboucher sur une refondation. La proposition ne figure pas dans sa motion, mais elle plaide désormais pour la suppression des paradis fiscaux. «Le G7 doit décider de ne plus faire d'affaires avec eux.» Elle souhaite aussi que les banques soient obligées d'investir «une quote-part dans l'économie réelle» . Plusieurs proches - Jean-Louis Bianco, Gilles Savary, Jean-Pierre Mignard - veulent doter la Commission européenne d'une «feuille de route législative» : «Moraliser et assainir le secteur financier et bancaire ; responsabiliser judiciairement les agences de notation et les dirigeants d'établissements financiers ; réformer nos normes comptables ; mettre en place des règles européennes prudentielles et de transparence des transactions.»

 



 

Aubry estime que «le système est en cause»

«Rien ne serait pire que de penser qu'il suffit de sanctionner quelques personnes, de fixer de nouvelles règles, par exemple des règles prudentielles pour les banques, de nouvelles règles sur les agences de notation, des superviseurs européens. C'est le système lui-même qui est en cause, il faut remettre l'économie réelle avant la finance, une meilleure redistribution des richesses dans notre pays et dans le monde.»

Dans sa motion, la maire de Lille, Martine Aubry, insiste sur la nécessité de redonner une place centrale à la puissance publique dans la politique économique. En ce qui concerne les parachutes dorés, Martine Aubry estime qu'«il faudrait faire en sorte que ce soit une loi qui porte tout cela et non pas à la bonne grâce des chefs d'entreprise pour le mettre en place».

 



 

Hamon dénonce le pacte de stabilité

Pour le leader de l'aile gauche du PS, la crise financière valide l'ensemble de son diagnostic sur l'économie libérale. Le député européen dénonce le plan Paulson et ses «700 milliards d'euros au secours des banques», soit, selon lui, «la socialisation des pertes, une forme de grande loi d'amnistie et la possibilité de recommencer comme avant. C'est comme mettre une perfusion à quelqu'un atteint d'une hémorragie». Pour Benoît Hamon, la crise doit déboucher sur «un nouveau réalisme économique de gauche». Il propose de constituer un pôle financier public et européen, de dénoncer le pacte européen de stabilité et de croissance, et la mise en place de restrictions européennes au libre-échange. «Il ne faudrait pas que l'actualité du congrès empêche la direction du PS de faire siennes ces solutions sous prétexte qu'elles ont été formulées plus tôt par une motion en particulier, celle que je défends.»

 

Source : Le Figaro

08.10.2008

La lettre de Filaplomb aux journalistes

filaplomb-logo.gifJe relaie la lettre de Philippe Braye aux journalistes et j'espère que beaucoup d'autres le feront. Un garçon de grande valeur qui a besoin d'être soutenu dans sa démarche. Tellement bon d'ailleurs que les belges vont nous le piquer incessament. La fuite des cerveaux ça s'appelle ! Notre collègue Monsieur Poireau est d'ailleurs d'accord avec moi puisqu'il en parle aussi sur son blog.

 

"Madame, mademoiselle, monsieur, bonjour !

Créées il y a un an, les éditions Filaplomb publient des nouvelles sous forme de livre de 24 pages. Imprimés localement, sur du papier recyclé et à l'encre sans solvants, ils peuvent être commandés directement sur le site de la maison d'édition : www.filaplomb.fr. Parallèlement, j'ai ouvert le blog filaplomb, éditeur de bonnes nouvelles pour y raconter un tant soit peu, les coulisses de la vie d'éditeur et de créateur d'entreprise.

La nouvelle est un genre dont vous regrettez vous-mêmes et régulièrement l'absence de visibilité. Ma passion pour elle m'a donc poussé à lui inventer ce support, frustré que j'étais de la voir engoncée dans les revues ou noyée dans les recueils, pour la sortir de cette sorte de noman's land dans laquelle elle vit.

Si vous doutez de sa vitalité, il suffit de voir le nombre d'auteurs qui concourent plusieurs fois par an et les discussions animées des jurys chargés de les primer. Ces auteurs aiment leurs enfants, souffrent de ruptures, font réviser leur voiture s'ils en ont une, paient leur loyer en temps et en heure, tissent un autre regard — amusant, touchant ou interpelant — et le couche sur papier. Loin d'être de la littérature de salon, ils puisent dans leur quotidien une écriture pleine peau, foncièrement vécue. Il s'agit d'une expression de la disparité humaine, telle que nous la croisons à chaque instant. L'Europe francophone fourmille d'auteurs de talent qui s'expriment jour après jour sur leur blog et à travers les nouvelles que publient les éditions Filaplomb. Depuis un an, de nombreux lecteurs nous ont découvert et nous soutiennent ; certains, puisqu'ils bloguent nous consacrent, de leur seule initiative, d'élogieux articles [hier, par exemple]. Je dois à leur fidélité sans faille de pouvoir continuer et de rencontrer de nouveaux lecteurs.

Et malgré tout cela, vous n'en parlez pas…

La plupart d'entre vous ont reçus plusieurs de ces nouvelles, parfois le catalogue entier et en plusieurs exemplaires, à votre demande et vous ne faites aucun article. Vous qui écrivez, vous savez pourtant combien il est précieux d'avoir l'avis d'un professionnel sur son travail et sa création. Combien il est précieux de se savoir lu…

Au fond, la seule chose qui manque aujourd'hui aux éditions Filaplomb, c'est que vous vous en fassiez l'écho, que vous parliez d'elles ! Puisque j'ai déjà convaincu les "initiés", que plus de gens, par votre intermédiaire de passeurs, puissent connaître mon travail et surtout celui des auteurs.

La seule chose qui manque aujourd'hui aux éditions Filaplomb, c'est que vous parliez d'elles. Alors, je peux compter sur vous ?


Philippe Braye
Créateur des éditions Filaplomb


PS : Ça tombe bien, les éditions Filaplomb ainsi que plusieurs des auteurs seront présents les 11 et 12 octobre prochains au salon "blogs et livres" à la mairie du XIème, à Paris."

 

 

 

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Faites moi confiance

Ca a été l'argument principal de Mc Cain hier soir. "Je sais comment arranger ça". Je ne sais pas si Obama sait mieux mais c'est sûr qu'ils sont dans une belle merde tous les deux. Ca me refait penser à cette histoire de promesse qui n'engagent que ceux qui y croient. A qui et à quoi faut-il croire de nos jours.

Est que c'est mieux de notre côté ? Notre leader suprême bien aimé capable de trouver lui aussi des solutions a tout de même du mal à se faire entendre sur le terrain et fait envoyer 200 CRS pour "calmer" les grévistes de Sandouville, histoire d'avoir de belles images pour la télé ! Il est venu, il a vu ... et il est reparti, promettant qu'on ne fermera pas l'usine et qu'il reviendra bientôt. Avec ou sans CRS Monsieur le Président ? Dans la vidéo ci-dessous, Nicolas Guermonprez, syndicaliste de l’usine de Renault crie sa colère et nous offre en quelques secondes une splendide synthèse de la situation. Joli nom pour un syndicaliste vous ne trouvez pas ? Guère mon Prez ! Bon le prénom c'est pas tout à fait ça mais on ne peut pas faire la gueule à tous les Nicolas de France juste parce qu'il y en a un qui ne nous plait pas et dont nous n'arrivons toujours pas à reconnaitre qu'il EST notre Président !

 

 

 

La France qui se lève tôt

07.10.2008

La motion selon St Philippe

La palme de l'humour revient cette semaine au 1er adjoint de la Mairie du 8ème, Philippe Tournebize qui nous a donné sa version des 3 principales motions :

  1. La motion Moules/Frites ou Grande Braderie pour notre amie Martine,
  2. La motion Paris-Plage pour notre camarade Bertrand
  3. La motion Zénith pour notre chère Ségolène. Motion qui aurait pu être transformée également en motion "tablier de sapeur" vu la présence de notre Maire Gérard.

Les motions B, C et F ont été un peu zappées j'avoue. Si quelqu'un a une idée, je suis preneuse. Ronald peut être ? Ou alors Marc ?

Allez les garçons un petit effort, sourions un peu pendant qu'il en est encore temps. Avez vous entendu Michel Sapin ce matin aux infos ? Il a expliqué que le pire de la crise n'était pas derrière mais devant. Après les marchés financiers, ce sont les entreprises qui vont trinquer et qui dit entreprises, dit salariés. Quand ce ne seront pas des pays entiers qui iront dans le mur. Sourions oui, sourions donc, même si c'est un peu crispé, on n'en pas plus pour bien longtemps.